
Rentrer en voiture après une nuit : ne pas s'endormir
Somnolence au volant après une garde de nuit : les signes qui doivent faire s'arrêter, la sieste de 15 à 20 minutes, ce qui ne marche pas. Repères officiels.

L'essentiel en 30 secondes
- Sur autoroute, la somnolence est en cause dans un accident mortel sur cinq (Sanef, juillet 2026).
- Bâillements, yeux qui piquent, nuque raide, difficulté à se concentrer : ce sont les signes qu'il faut s'arrêter.
- La seule parade efficace est la pause : 15 à 20 minutes de sieste, de l'eau, quelques pas.
Beaucoup de soignants le disent : la nuit elle-même passe, c'est la route du matin qui fait peur. On sort à 7 h, la tête encore dans les transmissions, le chauffage de la voiture est agréable, et la ligne droite s'allonge. Quand on travaille loin de chez soi, ce trajet peut durer une heure ou plus.
Les signes qui doivent vous faire arrêter
Les sociétés d'autoroute et la Gendarmerie nationale listent les mêmes signaux :
- des bâillements à répétition ;
- des yeux qui piquent, des clignements fréquents, un regard fixe ;
- une nuque et des épaules raides ou douloureuses ;
- du mal à se concentrer, une position qu'on n'arrive plus à trouver confortable.
Un seul de ces signes suffit. Le prochain endroit sûr pour s'arrêter est le bon : une aire, un parking, pas la bande d'arrêt d'urgence.
Ce qui marche, et ce qui ne marche pas
Pour Sanef, s'arrêter est l'unique parade efficace. Monter le son ou ouvrir la fenêtre ne remplace pas une pause. La pause qui fonctionne :
- une sieste de 15 à 20 minutes, siège incliné, porte verrouillée ;
- un café, en sachant qu'il met une trentaine de minutes à agir : le prendre juste avant la sieste, c'est se réveiller au moment où il commence à faire effet ;
- de l'eau, quelques pas, des étirements.
Avant de reprendre la route, évitez le repas lourd et, bien sûr, l'alcool : la digestion endort.
S'organiser pour ne pas en arriver là
- Une courte sieste avant de partir. L'INRS rappelle que la sieste diminue les risques d'erreurs, d'accidents du travail et d'accidents de trajet. Dix minutes en salle de pause avant de prendre le volant valent mieux qu'un arrêt forcé sur le bord de la route.
- Des nuits proches de chez vous, quand vous le pouvez, et pour les missions éloignées, dormir sur place plutôt que rentrer d'une traite.
- Pas plus de deux ou trois nuits d'affilée, et au moins 11 heures de repos entre deux postes : c'est aussi le repère de l'INRS.
- Sur un long trajet, une pause toutes les deux heures, même si vous vous sentez bien, comme le conseille la Gendarmerie.
Et pour le sommeil qui suit, les bons réflexes sont dans bien dormir et récupérer après une nuit.
Sources : Sanef, campagne « somnolence au volant », juillet 2026 (un accident mortel sur cinq sur autoroute, signes, pause, sieste de 15 à 20 minutes, délai d'action du café, repas et alcool) ; Gendarmerie nationale, « Somnolence au volant : une campagne pour sensibiliser », 2023 (pause toutes les deux heures, signes) ; INRS, « Travail en horaires atypiques. Démarche de prévention », mise à jour du 2 juillet 2021 (sieste et accidents de trajet, nuits consécutives, repos). Dernière vérification : 17 octobre 2026.
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