Loi Valletoux & intérim soignant : ce que les établissements doivent savoir en 2026
Depuis le 1er juillet 2024, un infirmier ou un aide-soignant doit justifier de deux ans d'exercice avant de pouvoir faire de l'intérim. Ce que la loi Valletoux change concrètement pour les EHPAD et établissements de santé, et comment l'anticiper.
Si vous recourez à l'intérim pour vos remplacements de soignants, la loi Valletoux et son décret d'application ont changé une règle de fond. Pas de panique : bien comprise, elle joue plutôt en votre faveur sur la qualité. Mais elle restreint le vivier, et mieux vaut l'anticiper.
1. La règle clé : deux ans d'exercice avant l'intérim
Depuis le 1er juillet 2024, un professionnel paramédical doit justifier d'une durée minimale d'exercice de deux ans (soit 3 214 heures d'exercice effectif, en dehors de l'intérim) avant de pouvoir réaliser des missions d'intérim. Sont notamment concernés les infirmiers et les aides-soignants, ainsi que plusieurs professionnels du secteur social et médico-social (éducateurs spécialisés, assistants de service social, etc.).
La mesure s'applique aux établissements de santé, aux laboratoires de biologie médicale et à certains établissements et services sociaux et médico-sociaux (dont des EHPAD). Une note d'information de la DGOS, fin 2025, en a précisé les modalités d'application (notamment la façon de décompter ces deux ans, dans la même profession que la mission visée).
2. Ce que ça change pour vous : une garantie d'expérience
Premier effet, positif : l'intérimaire qui se présente dans votre service n'est plus jamais un débutant. Par construction, c'est un professionnel qui a déjà au moins deux ans de terrain. Pour vos équipes, c'est moins de temps de mise au courant, plus d'autonomie dès la première garde, et une prise de poste plus sûre.
3. Le revers : un vivier plus restreint
Second effet, à anticiper : en écartant les jeunes diplômés de l'intérim, la loi réduit mécaniquement le nombre de soignants disponibles sur ce canal. Concrètement, les profils éligibles sont plus rares et plus demandés, ce qui rend la réactivité de votre partenaire et l'anticipation de vos besoins encore plus décisives qu'avant.
4. Vos points de vigilance
- L'éligibilité du remplaçant doit être vérifiée. C'est à l'agence de travail temporaire de s'assurer que le soignant remplit bien la condition des deux ans. Travaillez avec une structure qui le contrôle sérieusement : un défaut d'éligibilité, c'est un risque pour l'établissement comme pour le professionnel.
- Anticipez davantage. Vivier plus restreint = besoins à signaler plus tôt, surtout sur les périodes tendues (été, nuits, fêtes).
- Privilégiez la continuité. Garder les mêmes intérimaires expérimentés d'une mission à l'autre limite l'impact de la raréfaction et sécurise vos plannings.
5. Le bon réflexe en 2026
La loi Valletoux récompense les établissements organisés : ceux qui anticipent et qui s'appuient sur un partenaire fiable, qui connaît la réglementation et dispose de soignants déjà expérimentés. Chez Choeur Médical, fondé par un ancien aide-soignant, on travaille avec des profils qui remplissent les conditions, on sécurise vos remplacements en amont, et on reste joignables 7j/7 pour le reste.
Une question sur un remplacement à venir ou sur l'éligibilité d'un profil ? Parlons-en, on vous répond clairement.
Cet article a une visée d'information générale et ne se substitue pas aux textes officiels (loi du 27 décembre 2023, décret et note d'information DGOS relatifs à la durée minimale d'exercice préalable à l'intérim).
Un besoin ? Une dispo tout de suite.
Des aides-soignants et infirmiers qualifiés, disponibles rapidement, partout en France.
